Assises nationales du soutien à la parentalité : l’Unaf rappelle l’urgence d’une meilleure conciliation entre vie familiale et vie professionnelle
À l’occasion des Assises nationales du soutien à la parentalité, l’Unaf, a rappelé combien l’articulation entre vie familiale et vie professionnelle constitue un enjeu majeur pour les parents, mais aussi pour les employeurs et pour l’ensemble de la société.
Guillemette Leneveu, Directrice Générale de l’Unaf, est intervenue le 15 avril 2026 lors du groupe de travail consacré à l’articulation entre parentalité et activité professionnelle, afin d’exprimer, à partir de l’expertise de l’Unaf, les besoins exprimés par les familles en matière de conciliation vie familiale – vie professionnelle. A travers son intervention, elle a insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte les besoins des parents dans l’organisation du travail et les politiques publiques.
Des besoins exprimés par les parents
Les parents expriment d’abord trois besoins essentiels : du temps, des services d’accueil accessibles et de qualité, et un soutien financier à la hauteur des charges liées à l’éducation des enfants. Cette conciliation demeure particulièrement difficile dans un contexte où les horaires de travail, les modes d’accueil et les contraintes familiales ne s’ajustent pas toujours les uns aux autres.
A travers ses enquêtes, les parents nous indiquent que la parentalité n’est pas seulement une question privée : elle a des effets directs sur l’emploi, les carrières, les revenus et l’égalité entre les femmes et les hommes. Les mères restent les premières à réduire leur temps de travail ou à adapter leur activité, avec des conséquences durables sur leur parcours professionnel et leur retraite.
Au regard de ces données, l’Unaf plaide pour une meilleure prise en compte des réalités vécues par les parents dans les politiques publiques et dans les entreprises, notamment à travers davantage de souplesse dans l’organisation du travail, le renforcement des congés et une amélioration de l’accès à des modes d’accueil abordables. Le soutien à la parentalité doit être pensé comme un levier essentiel de justice sociale, d’égalité et de dynamisme économique.
Le regard de l’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) sur le travail réel
Dans la continuité de cette intervention, Karine Babule, de l’Anact, a mis en lumière les multiples ajustements réalisés au quotidien par les parents pour concilier leurs responsabilités familiales et professionnelles. Elle a évoqué le poids de l’organisation du travail, les marges de manœuvre réelles selon les métiers, les organisations et les catégories sociales, ainsi que les effets différenciés selon les situations familiales.
Son intervention a également montré que la parentalité est encore trop souvent portée comme une charge individuelle, alors qu’elle relève aussi d’enjeux collectifs, d’organisation du travail, de dialogue social et de prévention des risques professionnels. L’Anact a ainsi appelé à mieux objectiver les difficultés rencontrées par les parents et à identifier des leviers d’action concrets en entreprise.
Quatre groupes de travail pour la prochaine stratégie nationale de soutien à la parentalité
Ces interventions s’inscrivent dans le cadre des quatre groupes de travail lancés dans le prolongement des Assises nationales du soutien à la parentalité. Le groupe 2, consacré à l’articulation entre parentalité et activité professionnelle, s’intéresse particulièrement à la manière dont les temps de vie peuvent être mieux conciliés.
Les trois autres groupes portent respectivement sur l’accompagnement des parents de préadolescents et d’adolescents, le soutien à un usage maîtrisé du numérique par les enfants, et l’amélioration de la visibilité et de l’accessibilité de l’offre de services aux familles. L’Unaf participe à chacun de ces groupes et assure le copilotage du groupe dédié aux enjeux numériques.
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